2017 est annonceur de changement pour le PSC1 !  Pourquoi de nouveaux changements sur les techniques et les procédures ?

Mise en place du protocole « comment réagir face à une attaque terroriste ? ».

Celui-ci dicte les grandes lignes de l’attitude à avoir face à cette situation exceptionnelle. De plus, une application mobile nommée « SAIP » (Système d’Alerte et d’Information des Populations)  permet de prévenir les citoyens d’une menace terroriste, de leur donner des informations et consignes de sécurité. Cette version « bêta »  devrait être plus fonctionnelle dans les prochains mois.

Deux techniques reviennent dans cette version 2017 : le maintien tête et le garrot.

La technique du maintien tête a été réintégrée dans la version 2017 car le maintien du rachis cervical est une condition primordiale pour immobiliser une victime traumatisée. Toutefois, assez complexe, il est important que cette technique soit maîtrisée pour être appliquée, au risque d’aggraver l’état de la victime. Il faut donc faire preuve de toutes les précautions possibles en conseillant, dans tous les cas, à la victime de ne pas bouger.

La technique du garrot avait été enlevée lors de la première mouture du PSC1 à cause de sa dangerosité. En effet, un garrot enlevé trop vite, suite à un retour de toxine rapide au cœur, peut sans conteste créer un arrêt cardiaque. Toutefois, les attentats du Bataclan ont montré l’importance de la maitriser. Elle est indiquée lorsque la compression directe ou le pansement compressif ne fonctionne pas.

D’autres changements, et pas des moindres !

l’identification d’un AVC ou d’un infarctus : « Chaque année, 15 millions de personnes au monde présentent un AVC. Plus de 6 millions décèdent et 5 millions présentent des séquelles. L’AVC est la deuxième cause de handicaps (Perte de la vision, troubles de la parole, paralysie complète ou partielle ». A partir de maintenant,  l’Accident Vasculaire Cérébrale (l’AVC) et le Syndrome Coronarien Aigu (SCA), plus communément appelé crise cardiaque ou infarctus, sont clairement identifiés contrairement à avant où on parlait seulement de malaise grave. Les reconnaitre rapidement permet d’augmenter les chances de survie des victimes.

L’utilisation du défibrillateur (DAE) : Les textes de 2012 indiquaient que seul face à une victime on pouvait aller chercher le DAE si celui-ci se trouvait à une durée de 5 minutes  aller-retour. A partir de maintenant, celui-ci devra être pris seulement s’il est visible, car les compressions ne doivent pas être interrompues plus de 10 secondes. Il est même important de maintenir l’amplitude des compressions. Pour cela, n’hésitez pas, tant que possible, à vous faire relayer toutes les deux minutes. Il faut savoir que la moyenne de l’amplitude des compressions se détériore entre 1,5 minute et 3 minutes de massage cardiaque.

Beaucoup d’autres changements ont été apportés, permis par des recherches mais surtout par des milliers d’expérience de terrain, dans le seul but de sauver des vies !

 

SI vous souhaitez vous former aux premiers secours ou même vous remettre à jour au niveau des techniques, n’hésitez pas, c’est par ici.

 

Pour plus d’informations sur l’application SAIP

Clément pour Aloha Sauvetage Secourisme